La France s’est fixée, à travers la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC), un double objectif à horizon 2050 :
Synthèse du bilan électrique en 2024
À l’échelle régionale, le SRADDET et la charte départementale des énergies renouvelables traduisent ces orientations.
Pour le Lot, cela signifie :
• Ramener la consommation énergétique annuelle de 4 000 GWh à 2 400 GWh
• Porter la production d’énergies renouvelables d’environ 1 000 GWh à 2 400 GWh
Soit +1 000 GWh de production supplémentaire à développer.
Pour être Département à énergie positive (DEPos), d'après la charte départementale, il faudrait produire plus de 1000 GWh/an d'ici 2050 tout en diminuant de 40% nos consommations.
Produire 1000 GWh/an impliquerait par exemple d'installer :
Cependant, les scénarios départementaux identifient clairement le photovoltaïque comme la première filière mobilisable, avec un objectif de 800 GWh/an à horizon 2050.
Soit un total prévisionnel de 511 GWh/an, permettant d’atteindre l’objectif intermédiaire 2030 (420 GWh/an).
Toutefois, l’objectif final de 800 GWh/an en 2050 nécessitera encore environ 250 MWc supplémentaires, soit près de 300 GWh/an à développer après 2030.
La question centrale devient donc : où installer ces capacités supplémentaires ?
Contrairement à d’autres départements industrialisés, le Lot se caractérise par :
Les outils de planification (ZAER, inventaires des friches, délaissés autoroutiers) montrent que le gisement foncier dégradé mobilisable est faible et souvent morcelé.
La majorité des surfaces identifiées sont :
Autrement dit, le développement photovoltaïque à grande échelle ne pourra pas reposer uniquement sur des friches.
Délibération de la CRE du 6 mars 2025 | CRE
Coût complet du soutien public aux installations d’énergies renouvelables | CRE
©Département du Lot
Photo d'illustration
Dans ce contexte territorial spécifique, les surfaces agricoles compatibles constituent l’essentiel du potentiel mobilisable, sous réserve :
L’agrivoltaïsme permet précisément de répondre à cette triple exigence :