Foire aux questions
Projet agrivoltaïque Combes cave
Les panneaux solaires sont constitués d’un grand nombre de cellules qui réagissent à la lumière du soleil pour la transformer en électricité à la suite d’un processus physique qu’on appelle « l’effet photovoltaïque ».
Les cellules qui composent le panneau solaire sont formées majoritairement de fines lamelles de silicium, un matériau semi-conducteur qui a pour propriété de réagir à l’effet de la lumière.
La lumière est constituée de photons qui entrent en réaction avec les électrons contenus dans le silicium pour les mettre en mouvement en leur transmettant de l’énergie.
Via ce phénomène, les panneaux, que l’on peut aussi appeler « capteurs » ou « modules », génèrent un courant électrique continu qui peut ensuite être transformé en courant alternatif, utilisable par le réseau public de distribution d’électricité.
Plus la lumière est intense, plus le flux électrique généré est important.
Pour aller plus loin :
Aujourd’hui, la quasi-totalité des panneaux solaires installés en Europe provient d’Asie, et principalement de Chine.
Selon l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), la Chine contrôle plus de 80 % de toutes les étapes de fabrication d’un panneau solaire : de la production de polysilicium à celle des cellules photovoltaïques, en passant par les lingots, les wafers et l’assemblage final. Ce chiffre atteint même entre 75 % et 97 % pour certaines étapes clés. De plus, la Chine a investi plus de 50 milliards de dollars dans sa filière solaire depuis 2011, soit dix fois plus que l’Europe, créant plus de 300 000 emplois industriels dans le secteur.
Le silicium, matériau de base des cellules photovoltaïques, est produit à 71 % par la Chine.
Enfin, bien que certains panneaux soient assemblés en Europe, ils utilisent le plus souvent des composants importés. Ainsi, l’impact environnemental lié au transport reste globalement similaire entre panneaux européens, américains et asiatiques. En l’état actuel du marché, il n’est donc pas possible de soutenir exclusivement une filière de panneaux solaires français ou européens, faute de capacité industrielle suffisante. Cependant, si des fournisseurs correspondant aux critères des achats de TotalEnergies mais aussi aux critères techniques et concurrentiels, des acteurs français ou européens peuvent être sélectionnés.
Pour en savoir plus :
IEA - Special Report on Solar PV Global Supply Chains - Special Report
BRGM - Chaîne de transformation et commerce du silicium métal - Chaîne de transformation et commerce du silicium métal | BRGM
Dans le cadre du développement de ses installations agrivoltaïques, nous veillons à ce que l’agriculteur soit toujours au centre du processus.
Pour atteindre cet objectif, les caractéristiques de l’installation photovoltaïque doivent s’adapter aux spécificités de la parcelle et aux pratiques de l’agriculteur, qu’elles soient actuelles ou envisagées dans le futur.
Afin de répondre à ces enjeux de la façon la plus précise possible, la prise en compte des aspects agricoles occupe une place centrale dans les études environnementales et paysagères qui sont conduites lors de la conception du projet.
La technologie choisie est toujours celle qui répond le mieux aux deux objectifs que sont la complémentarité avec l’activité agricole et la production électrique.
Tous les projets agrivoltaïques portés par TotalEnergies sont élaborés en lien étroit avec le monde agricole et les acteurs qui le représentent sur leur territoire d’implantation. Ces échanges se déroulent dans le cadre d’une démarche de concertation associant toutes les parties prenantes concernées.
En tout état de cause, aucun projet agrivoltaïque ne peut être développé sans qu’il soit parfaitement en phase avec les besoins de l’agriculteur qui exploite la parcelle envisagée pour son implantation.
Par ailleurs, TotalEnergies veille à ce que l’intérêt agricole prime toujours sur des logiques mercantiles et spéculatives dans le développement de ses projets agrivoltaïques : respect d’un code de conduite, proposition de loyer raisonnable, volonté de maintenir les exploitants sur site pendant la période d’exploitation…
Les recherches, ainsi que les enseignements tirés de nombreuses installations agrivoltaïques similaires exploitées en France et en Europe, démontrent des bénéfices agronomiques positifs pour les activités d'élevage.
En effet, le cheptel présent sur la parcelle bénéficient de l’ombrage apporté par les panneaux qui favorise la pousse de l’herbe et la prise de masse des animaux.
La présence des panneaux permet également de réduire les pics de température constatés en été comme en hiver. Les études mettent ainsi en évidence :
- Une diminution de 0,5°C de la température interne des bovins aux heures les plus chaudes.
- Une baisse de la fréquence de respiration (77,8 respirations par minute sans ombrage à 66,4 avec ombrage).
- Une baisse du besoin en eau (1,2 à 2 litres par jour, contre 1,9 à 2,5 litres en l’absence de panneaux).
Le Gouvernement dans l’Article 40 de la loi APER a imposé des obligations pour que les parkings neufs ou existants soient équipés d'ombrières solaires d'ici 2028.
Les parcs photovoltaïques au sol sont complémentaires. Leur développement permet d’atteindre des puissances installées bien plus importantes, grâce à la disponibilité foncière, aux effets d’échelle économiques et à la meilleure exposition solaire qu’ils permettent souvent d’atteindre. L’objectif de la Compagnie est d’atteindre une production d’électricité de 120 TWh à horizon 2030, principalement issue du solaire et de l’éolien. Les grandes installations bénéficient aussi d’un coût de production de l’électricité plus bas, ce qui rend la filière plus compétitive.
Enfin, les grands projets au sol peuvent générer des retombées fiscales substantielles pour les communes (via l’IFER, les taxes foncières), qui peuvent être réinvesties localement dans des équipements publics, renforçant ainsi l’attractivité du territoire. Ces projets sont aussi soumis à des obligations strictes en matière d’étude d’impact, de concertation, et d’intégration paysagère ou environnementale, et peuvent s’inscrire dans des logiques de double usage du sol, comme l’agrivoltaïsme, bénéficiant ainsi aux agriculteurs.
Pour en savoir plus :
Des expérimentations réalisées en France, en Belgique et aux Etats-Unis nous ont permis de vérifier les conditions de sécurité des animaux et des panneaux sur une centrale solaire en présence de bovins. Ces expérimentations n'ont pas mis en évidence de risque pour les animaux, ni de dégradation particulière des structures.
Des protections spécifiques et adaptées peuvent également être installées en fonction du comportement et de la taille des animaux.
L’agriculteur exploitant est au cœur de tout projet agrivoltaïque. Tout est mis en œuvre pour qu’il puisse poursuivre son activité tout en percevant une indemnité visant à compenser les contraintes induites par la présence des structures photovoltaïques sur son activité.
Par ailleurs, dans un contexte marqué par de nombreux défis environnementaux, économiques et sociaux qui s’imposent à un monde agricole en pleine mutation, l’installation d’une activité agrivoltaïque apporte plusieurs bénéfices :
- Elle facilite le maintien des exploitations et leur transmission à la nouvelle génération, l’indemnité versée apporte en effet une source de revenus complémentaire pour pérenniser l’exploitation et investir dans sa modernisation.
- Elle contribue à préserver les cultures face aux aléas climatiques comme la grêle, les gelées ou encore les épisodes de sécheresse, grâce à l’abri et à l’ombrage apportés par les panneaux.
- Elle participe à la transition énergétique en permettant aux exploitants de limiter leur empreinte carbone.
L'électricité produite par une centrale EnR transite sur le réseau électrique jusqu'au lieu de consommation le plus proche. En fonction de la distance entre son lieu de production et de consommation, elle traverse un ensemble d'ouvrages électriques (câbles électriques moyennement tension enterrés, postes de transformation publique, liaisons haute tension aériennes publique…)
L'équilibre entre l'offre et la demande, entre production et consommation est assuré par des aiguilleurs de l'électricité, des centres de dispatching régionaux et nationaux. Les gestionnaires du réseau RTE et Enedis, assurent un équilibre dans la distribution si aucune source d’électricité n’existe à proximité du point de consommation.